Elle chante et joue du piano. Il joue de la batterie et des fois il chante. Cats on Trees développe un monde magique et personnel rempli d'animaux étranges et de couleurs vives.
La voix de Nina Goern se révèle fraîche, profonde et touchante, tandis que Yohan Hennequin donne ici dans une finesse et une subtilité bluffante. On passe d’une efficacité rock à des expérimentations bruitistes d’une grande intelligence. On voit tour à tour une petite fille timide et empruntée et une pianiste surdouée qui chante à la perfection des compositions d’un haut niveau, évidentes de classe. La magie opère et la chanteuse devient fée, narrant des histoires faussement naïves et réellement touchantes. Et c'est en soignant une énergie positive et une complicité rare que le duo avance. Au gré de compositions germanophones ou anglophones. Avec un accent indéfinissable mi-irlandais, mi-cambodgien. Le spectateur est transporté dans des cieux oranges remplis de nuages verts ou dans des arbres remplis de chats. On y voit volontiers les allures de COCOROSIE, l'étrangeté de NOSFELL, ou le rock des DRESDEN DOLLS. Un groupe qui a surpris le public des Découvertes du Printemps de Bourges, laissant un parfum de trop peu dans l'air.